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Environnement et citoyenneté/ Pyrale du buis

Pyrale du buis

Qu'est-ce que la pyrale du buis ?

La pyrale du buis (Cydalima perspectalis) est un papillon nocturne, ravageur spécifique du buis. Originaire de l’Asie de l’Est, sa présence a été signalée en 2007 en Suisse. Depuis, elle a envahi bon nombre de pays dont la France.

L’Occitanie fait partie des régions les plus touchées. Dans le département de l’Hérault, les premiers signalements sur des buis d’ornement datent de 2013. Un premier foyer a été identifié en milieu naturel en 2016 sur la commune de Saint-Gély du Fesc. En 2017 et 2018, elle a colonisé de nombreux espaces naturels sur l’Ouest et le Centre du département, Saint Ponais et Lodévois notamment.

Comment peut-on lutter contre la pyral du buis ?

Les chenilles ne sont pas urticantes et ne présentent aucun risque sanitaire pour le public et les animaux. Elles consomment les feuilles mais aussi l’écorce des rameaux de buis. En dehors de quelques cas très isolés, elles ne s’attaquent pas à d’autres végétaux. Cette chenille n’a pas de prédateurs naturels en France, hormis les oiseaux qui en consomment une grande quantité, mais avec un faible impact sur les populations. Compte tenu de la place occupée par le buis, l’impact sur le paysage est important, ainsi que sur les haies bordant les routes et les chemins. Les dépérissements massifs du buis augmentent temporairement, mais de façon significative, le risque d’incendie de forêt lorsque les feuilles sèches à moitié consommées sont encore présentes sur les tiges. Dans les espaces ouverts où le buis est majoritaire, les dépérissements de buis risquent d’engendrer des problèmes d’érosion à terme en raison de leur rôle de fixation des sols et des chutes de blocs sur versants notamment lors des forts épisodes pluvieux.

A l'heure actuelle et compte tenu des surfaces considérables actuellement touchées et à venir, il n’est pas envisageable techniquement et économiquement d’intervenir pour stopper la progression fulgurante de la pyrale du buis dans les milieux naturels. La lutte sur de petites surfaces (parc, jardins) reste toutefois possible. Il est conseillé d’utiliser des produits à base de Bacillus thuregensis efficace sur les jeunes chenilles dès le début du printemps, ces produits permettant de ne pas détruire les insectes autres que les papillons. Ce traitement doit être renouvelé à chaque nouvelle génération (3 fois par an en principe). Une femelle peut pondre jusqu’à 1200 oeufs durant son existence qui ne dépasse pas 15 jours. L’utilisation conjuguée de pièges à phéromones pour la capture des papillons mâles peut renforcer l’efficacité de ce produit.

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